Dans la fOrêt, il y a des enfants humains,
Qui Ont peur de me vOir surgir sur leur chemin.
Ils chantent "prOmenOns-nOus dans les bOis",
En espérant que mOi le lOup, je n' y suis pas.
On m'a dOnné une très mauvaise réputatiOn,
Bien que je n'ai jamais mangé le chaperOn.
Le grand méchant lOup, n' a jamais existé,
Que dans les cOntes et des histOires inventés.
POurquOi me tirer dessus, je ne fais que passer,
Entre ses branches cruelles dans cette fOrêt.
Je serai bientOt chez mOi, ce n' est pas lOin,
Mais ces bruits de fusils qui tirent lOintains,
Me dOnnent des frissOns et frOid dans le dOs,
J' ai peur que la balle tOuche mes lOuveteaux.
La peur de mOurir règne jusqu' à la cime des arbres,
La brune qui m' entOurne est blanche cOmme marbre.
J' entends cOurrir, je n' aime pas du tOut ça,
Un hOmme apprOche, je le sens venir, il est là.
Je dis à ma famille de fuir au plus vite,de partir,
D' aller lOin des humains et de ne jamais revenir.
Ma lOuve a fait avancer nOs petits devant elle,
Et s' est retOurné pOur vOir jaillir une étincelle.
La balle si petite sOit-elle, m'avait tOuché,
Je sentais mOn sang cOuler, petit à petit je mOurait.
Mais j' ai eu le cOurage d' hurler d'une tOute petit vOix,
Occupe tOi bien des petits, nOus n' irOns plus au bOis...

